"Et les jours pour moi n'ont plus leur pareil,
cette joie légère qui me soulevais autrefois,
il n'y a que l'amertume du passé qui me brule la gorge
et le souffle aigre du futur qui noircit mes poumons.
Dans l'air le parfum de l'ennui,
de là des idées sombres y germent
et nourrissent les instants silencieux.
Quand le soleil s'enfuit, loin là-bas dans ce ciel sans nuage,
l'encre peu à peu recouvre l'horizon.
C'est dans ces moments qu'on oubli
la vie et tout ce qui s'y ramène,
alors la peine s'envole,
le bruit devient murmure, le monde s'arrête et on respire,
respire l'air frais du soir qui nettoie le chagrin et les douleurs du c½ur,
Puis le rêves prend fin, le bruit devient fort et gênant,
notre souffle se coupe car l'air semble devenu poison,
le vent gelé nous étouffe et seul les larmes qui coulent rougissent la peau blanche.
Tout ce qui nous reste alors,
c'est hurler sa peine,
crier ce que le les mots ne peuvent exprimer,
pleurer ce que le c½ur ne peut retenir,
attendre que les tourments cessent.
Regardez mes yeux et vous ne pourrez que
comprendre et vous taire.
Et puis non ne me regardez pas,
j'ai honte de moi,
votre regard me serais insupportable....
....car vous devinerez alors ma faiblesse.
Me cacher, je devrais recommencer,
cacher ce que je suis,
pour ne pas, pour que vous,
vous ne me voyez pas, moi,
ne voyer pas la peine qui
ma rongé autrefois
et me ronge encore.
Même si aujourd'hui je ris au éclat,
se soir quand la lune sera à son sommet,
mon c½ur ne pourras provoquer que des larmes."